femmesdedéfis

  • Armelle ATTINGRÉ
  • Camille AYGLON
  • Paule BAUDOUIN
  • Audrey BRUNEAU
  • Sabrina CIAVATTI-BOUKILI
  • Blandine DANCETTE
  • Cléopatre DARLEUX
  • Stéphanie DAUDÉ (NTSAMA AKOA)
  • Siraba DEMBÉLÉ
  • Audrey DEROIN
  • Laura GLAUSER
  • Marie-Paule GNABOUYOU
  • Julie GOIORANI
  • Nina KANTO
  • Alexandra LACRABERE
  • Amandine LEYNAUD
  • Claudine MENDY
  • Gnonsiane NIOMBLA
  • Allison PINEAU
  • Linda PRADEL
  • Mariama SIGNATE
  • Armelle ATTINGRÉ
  • Camille AYGLON
  • Paule BAUDOUIN
  • Audrey BRUNEAU
  • Sabrina CIAVATTI-BOUKILI
  • Blandine DANCETTE
  • Cléopatre DARLEUX
  • Stéphanie DAUDÉ (NTSAMA AKOA)
  • Siraba DEMBÉLÉ
  • Audrey DEROIN
  • Laura GLAUSER
  • Marie-Paule GNABOUYOU
  • Julie GOIORANI
  • Nina KANTO
  • Alexandra LACRABERE
  • Amandine LEYNAUD
  • Claudine MENDY
  • Gnonsiane NIOMBLA
  • Allison PINEAU
  • Linda PRADEL
Accédez à la boutique officielle fédérale

Mariama SIGNATE n° 24 L'arme fatale

Mariama SIGNATE

Les errements de sa jeunesse auraient pu priver la France d’un phénomène. Pour ses premiers pas en Bleue, lors d'un Euro hongrois de triste mémoire en 2004, alors qu’elle n'avait pas vingt ans, l'enfant de Dakar s'était plus ou moins éparpillée. Le souvenir qu’elle avait laissé, aux côtés des grandes dames du handball tricolore, a perduré. Longtemps. Personne n'était pourtant dupe. Mariama Signaté possédait les armes, le gabarit et le talent pour ouvrir aux Tricolores de nouveaux horizons. Pour leur offrir de nouvelles possibilités sur le poste d'arrière gauche. Son bras précieux, sa taille, ses qualités de défenseuse acharnée étaient affriolants. Sans doute fallait-il que le temps prodigue ses effets. Que jeunesse se fasse.

Et puis, la fatalité a bien failli, elle aussi, lui jouer de mauvais tours. Absente en 2006 lors d'un Euro où la jeune génération, la sienne, a pris ses marques, elle n'aspirait dès lors qu'à prendre part au Mondial 2007 organisé en France. Son retour en grâce fut mis en péril par une blessure contractée à quelques mois de l'échéance. L’épisode n’est pas resté unique. Souvent, la demoiselle a dû batailler contre la malchance pour revenir à temps. Elle est un colosse aux genoux d’argile. Mais à force d’abnégation, et surtout de travail spécifique, individualisé, elle a réussi à dompter les éléments contraires pour trouver une certaine stabilité sur le plan physique.

Finalement, Olivier Krumbholz, après réflexion, lui a tendu la main. L'aubaine était trop belle. Il n’était plus question d’un nouveau gâchis. Mariama s'est appliquée à exploiter au mieux ses multiples talents. S’est surtout impliquée avec envie dans la vie du groupe. A fait profiter l'armada bleue de son envergure, de son potentiel. A prouvé, sur les parquets, combien elle était précieuse. La liane de Dakar sait s’imprégner d’un état de grâce. Son quart de finale des JO de Pékin, perdu après double prolongation face à la grande Russie, est resté dans les mémoires.

Formée à Toulon, passée par Le Havre, Fleury-les-Aubrais puis Nîmes, où elle a mûri et pris de l'assurance, elle a rejoint en 2010 le prestigieux championnat danois au sein de la formation d'Aalborg. Une belle ascension, mais qui restera sans suite. La vie au Danemark, trop froide, ne plaît guère à « Maya », qui rentre au pays en fin de saison. Depuis l’été 2011, c’est Issy Paris qui profite de sa force de frappe. Distinguée meilleure arrière gauche du Mondial chinois de 2009, elle est dorénavant bien installée dans le collectif français. Elle connaît sa mission et s’y applique. Elle sait combien elle peut soulager l’attaque tricolore avec ses missiles lancés à distance, surtout en début de rencontre, histoire de faire monter la défense adverse. Plus-value indéniable, elle a de longues et belles années devant elle. Le livre de sa carrière internationale est loin d’être achevé. Il aurait été tellement dommage de le refermer à la fin du premier chapitre…