femmesdedéfis

  • Camille AYGLON-SAURINA
  • Pauline COATANEA
  • Siraba DEMBÉLÉ
  • Béatrice  EDWIGE
  • Laura FLIPPES
  • Julie FOGGEA
  • Laura GLAUSER
  • Marie-Paule GNABOUYOU
  • Tamara HORACEK
  • Manon HOUETTE
  • Amanda KOLCZYNSKI
  • Alexandra LACRABERE
  • Laurisa LANDRE
  • Amandine LEYNAUD
  • Claudine MENDY
  • Astride N'GOUAN
  • Gnonsiane NIOMBLA
  • Estelle NZE MINKO
  • Allison PINEAU
  • Grâce ZAADI

Agenda

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Le grand huit

L’équipe de France féminine a magnifiquement traversé l’année 2016 avec deux médailles remportées dans les deux compétitions les plus relevées de la planète handball : l’argent aux Jeux Olympiques et le bronze au Championnat d’Europe. Depuis la finale mondiale disputée en Norvège en 1999, la France a remporté huit récompenses dans les trois compétitions majeures.

Une logique implacable
Seulement battues par les finalistes, les Pays-Bas et la Norvège, l’équipe de France a rentabilisé sa jolie quinzaine suédoise en remportant la petite finale, avant que les Scandinaves ne s’imposent d’un petit but sur les Oranjes, dans un remake de la finale du Mondial 2015. Comme à Rio où les Bleues avaient seulement chuté face aux Russes championnes olympiques, l’équipe de France a changé de catégorie. Elle domine désormais les équipes moins huppées, gagne les matches couperets et fait trembler les favorites. Si l’équipe de France n’a plus remporté de titre depuis 2003 et le sacre mondial à Zagreb, une présence régulière dans le dernier carré finira bien par payer à nouveau. L‘argent et le bronze sont appréciables mais seul le métal le plus précieux, l’or, peut envoyer une équipe sous les dorures des palais de la République avec la reconnaissance qui l’accompagne. Le prochain défi de cette équipe sera la conquête d’un titre. C’est l’ambition qui doit guider ce groupe dès le Mondial 2017 organisé chez le voisin allemand et naturellement lors de l’Euro 2018 avec les étapes de Nancy, de Nantes et Paris. « La double performance de l’équipe de France féminine valide pleinement le choix d’organiser l’Euro 2018 en France. Les filles viseront l’or avec le soutien du public », espère Joël Delplanque, le président de la FFHandball.

En rangs serrés

En Suède, l’équipe de France a brillé dans des proportions élargies. Élues meilleures arrières des J.O., Alexandra Lacrabère et Allison Pineau n’ont pas eu leur rendement habituel. Cette dernière a joué tous les matches (4h17) mais sa cheville droite, toujours douloureuse, l’a empêché de donner la pleine mesure de son talent. La Brestoise aura été précieuse en défense mais n’a pas pu peser sur le front de l’attaque, notamment sur la fin de la compétition. À mettre aussi à son crédit, son insolente réussite et son culot face à l’Espagne où ses 7 jets de 7m et l’ultime but, à la dernière seconde, ont totalement replacé les Bleues dans cet Euro. Les 9 minutes effectives de jeu d’Alex Lacrabère sur la finale témoignent de son utilisation parcimonieuse pour gérer sa débauche d’énergie. La Paloise et Siraba Dembélé ont dignement fêté leur première médaille internationale. « Pour Sira et pour moi, cela fait 10 ans que nous avons remporté, déjà en Suède, cette médaille de bronze. » Avec Amandine Leynaud et Camille Ayglon-Saurina, les cinq anciennes n’ont pas souhaité faire une pause, comme l’avait proposé Olivier Krumbholz. « C’était impossible pour moi de ne pas venir, rapporte Alexandra Lacrabère. J’adore trop ce maillot bleu et cette équipe. C’est ma vie et je joue au Handball pour avoir des émotions. »

Béatrice Edwige récompensée

Béatrice Edwige a été élue dans l’équipe all-stars de l’Euro, en qualité de meilleure défenseuse. Avec 20,5 buts encaissés en moyenne, cette distinction honore toute la défense française. « Les joueuses de champ peuvent payer une bière à leurs gardiennes : je n'avais jamais vu un duo aussi bon tout au long d'une compétition, lance Olivier Krumbholz qui a partagé le temps de jeu des deux gardiennes, avec un succès constant. J'ai aussi beaucoup aimé le comportement des jeunes. » Estelle Nze-Minko, meilleure buteuse avec 35 buts (59%) a débloqué des situations par la variété de ses attaques et son talent. Manon Houette est montée en gamme derrière une Siraba Dembélé toujours aussi efficace (19 buts à 73 %). Amanda Kolczynski est la bonne surprise de cet Euro. Dès sa première compétition majeure, elle a su se faire une place et pris l’ascendant sur Laura Flippes. Son excellent match face au Danemark couronne sa prestation d’ensemble. Enfin, le jeu au pivot a été en déficit avec peu de ballons distribués ou attrapés et forcément peu de buts, seulement 6 pour Laurisa Landre en huit matches. Cette médaille de bronze a été remportée dans un schéma différent de celui de Rio où les °1 et n°2 étaient clairement installées. « Des jeunes joueuses progressent et nous avons encore de la marge avec des filles comme Estelle et Gnonsiane qui a eu le mérite de se reprendre sur la fin, observe Olivier Krumbholz. Il faut travailler afin que tout le monde trouve sa place. Si on n’avait pas eu des jeunes au relais d’Alex et d’Allison, nous n’aurions pas gagné de médaille. » Travailler, les Françaises n’auront pas d’autre option que de s’y coller puisque les deux prochaines années, 2017 et 2018, seront vierges de matches de qualification. « Il faudra occuper intelligemment les semaines internationales et estivales, avec du temps de compétition et d’entraînement, détaille Philippe Bana, le Directeur Technique National. Au moment des qualifications du Mondial 2017, en juin prochain, l’Allemagne a accepté notre invitation pour disputer 2 matches. »