Qualif Mondial 2013 - France vs Croatie, le 1er à Montbéliard et le 9 en...
XVII Jeux Méditerranéens en Turquie, du 20 au 30 juin
Le rêve d’une médaille olympique s’est envolé dans le crachin londonien, hier soir face à une grande équipe du Monténégro. La détresse est immense pour ces Bleues qui n’ont jamais démérité et qui ont porté très haut les couleurs du handball féminin français. Les Femmes de Défis rentreront bredouilles de Londres, mais méritent tous les hommages.
Le sport est parfois aussi cruel qu’il peut être magnifique. La différence entre une place de favorite pour la médaille d’or olympique et une élimination dès les quarts de finale a tenu, hier soir, à un ballon traînant par terre, hésitant entre la main de Raphaëlle Tervel et celle de Bojana Popovic, à quelques secondes du terme. Pour l’une de ces deux joueuses, cette action allait, nécessairement, être la dernière sous le maillot national, puisque les deux ont décidé d’achever leur carrière internationale à Londres. Le ballon a finalement choisi Popovic, qui a pu le transmettre à son ailière Majda Mehmedovic, esseulée après que les Bleues aient anticipé la contre-attaque qui devait suivre cette vraie-fausse interception… A quelques millimètres près, les Bleues avaient les secondes nécessaires pour crucifier le Monténégro sur une dernière montée de balle. Au lieu de ça, les Monténégrines ont eu le pénalty de la gagne. Un coup du sort. Fatal.
Les larmes ont coulé sitôt le coup de sifflet final. Elles ne sont pas prêtes de sécher. Le souvenir ne s’effacera sans doute jamais pour les quatorze combattantes qui étaient sur le parquet. Et pour tant d’autres. Cette équipe de France est maudite. Il y a quatre ans, l’histoire s’était déjà arrêtée en quart de finale, contre la Russie que les Bleues avaient pourtant dominée, mais la paire d’arbitres chinoise avait réussi à ce que cette domination ne se traduise pas au tableau d’affichage. Hier, l’arbitrage n’était pas en cause. La malchance et la valeur de l’adversaire se sont chargées d’écarter les Bleues de leur rêve. Les occasions manquées, aussi. « On n’a pas réussi à convertir les ballons qui nous auraient peut-être permis de gagner, et sur la fin on perd sur un coup du sort, sur un ballon qu’on a failli récupérer et sur lequel on allait pouvoir marquer en contre-attaque… On a fait un bon match, voire un excellent match. Ils sont très forts en face. Ils ont deux joueuses exceptionnelles (Popovic et Bulatovic) », admettait Olivier Krumbholz.
Krumbholz : « On a fait des beaux JO »
Il y a comme une incongruité (peut-on parler d’injustice ?) à voir toutes les équipes du groupe B qualifiées pour les demi-finales, sauf la France. Toutes ces équipes qui ont perdu ou n’ont pas réussi à battre les Bleues lors de la phase de poule, au premier rang desquelles la Norvège, si grande habituellement, si piteuse hier contre le Brésil. C’est ce qu’on appelle la dure loi du sport. Le Monténégro a montré sur le terrain ce qu’on savait déjà, à savoir qu’il était une grande équipe. Sans doute la meilleure du groupe A, que les filles de Dragan Adzic ont pourtant terminé à la quatrième place…
Cela ne servira pas à consoler les Femmes de Défis. Elles peuvent toutefois garder la tête haute. Le résultat ne leur a pas souri, mais la manière y était. L’équipe de France a assurément réussi ses plus beaux Jeux Olympiques. « On a fait des beaux JO, confirme Olivier Krumbholz. Il faut arrêter d’être manichéen et de dire que quand on gagne, c’est bien, et que quand on perd, c’est mal. Parfois, on perd mais c’est bien quand même. Il faut le souligner. » L’entraîneur français a raison. Les Françaises ont très souvent dominé leur sujet, et montré de quoi elles étaient capables durant ce tournoi très relevé. Elles ont régalé le public de la Copper Box et les téléspectateurs, et impressionné bon nombre d’observateurs. Elles ont tout donné, et ont fait tout ce qu’il fallait pour concrétiser leur rêve. Pour tout ça, on leur dit merci.