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ENTRETIEN DU LUNDI - Manon Houette : « L’objectif était de me mettre en danger »

La 3e étape de la Golden League marque enfin le retour au pays de l’équipe de France depuis ses campagnes glorieuses aux J.O. de Rio et à l’Euro en Suède. Trois matches les 16, 18 et 19 mars avec le gratin mondial pour un maximum de plaisir, en particulier pour la Mancelle Manon Houette.

La Golden League organisée au Mans et à Orléans marque ton retour en France. Est-ce toi qui a bâti le programme ?
Non mais ce sont mes deux villes et c’est en effet très symbolique pour moi. Je suis née au Mans et j’ai passé 6 années à Fleury-Lès-Aubray (NDLR : située à 5 km d’Orléans). Ce rassemblement représente beaucoup et j’espère prendre un maximum de plaisir avec trois matches de haut niveau. J’aurai finalement peu de temps sur place mais ce sera un vrai kif car le public du Centre - Val-de-Loire suit et aime le Handball féminin.

Le fait d’évoluer en Allemagne depuis le début de la saison renforce t-il ton impatience à enfiler le maillot tricolore ?
Nous sommes nombreuses à évoluer à l’étranger et nous avons toutes très envie et hâte de nous retrouver. Par rapport aux résultats de l’équipe de France, on sent un nouvel engouement qui participe à notre plaisir d’être ensemble. Avec la Golden League, nous avons l’opportunité de disputer un tournoi relevé et sans pression. Je me sens super bien dans cette équipe, à la fois dans le projet Handball que d’un point de vue humain. Je crois que cela se voit sur le terrain.

Ta famille te suit sur toutes les compétitions internationales : cette fois elle n’aura pas beaucoup de chemin à effectuer…
Mon père, notamment, est un passionné de Handball et il était le président du club de Sillé-Le-Guillaume où j’ai débuté et où jouait également ma sœur. Ma famille me suit en effet sur les compétitions et me raconte leur expérience. C’est toujours sympa de les savoir présents mais je ne regarde pas dans les tribunes pendant le match. Et de toutes les façons à la fin, pour eux je suis la plus belle et la plus forte (rires).

Jusqu’au Mondial 2017 en Allemagne, l’équipe de France ne disputera pas de compétition officielle et finalement peu de matches. Comment trouver la motivation et s’investir d’ici au Mondial ?
Malgré les deux médailles remportées, on ne sent pas à la fin d’un cycle. Nous avons beaucoup de chance et j’ai le sentiment d’être au début de quelque chose. Cette année, notre objectif est double. D’abord nous régénérer après une année 2016 intense tant au niveau physique qu’émotionnel, aussi beaucoup travailler. Nous avons une marge de progression importante, notamment en attaque. C’est pourquoi nous sommes au taquet à l’idée de nous retrouver. Chaque nouvelle compétition est un nouveau défi avec des événements tops à venir comme le Mondial en Allemagne puis l’Euro à domicile.

Repenses-tu souvent à votre parcours aux J.O. ?

Tout est allé très vite car quatre jours après, je rejoignais l’Allemagne. Dès que je retombe sur une photo, sur ma médaille, forcément je me dis : « c’est un truc de fou, j’y étais. » Dès que les images me reviennent, j’ai un sourire béat. Mais c’est aussi important de se rappeler les bons et les mauvais moments. Il faut également se souvenir du Mondial 2015 : c’était il y a un peu plus d’un et cela démontre la roue tourne à une vitesse incroyable.

Tu comptes désormais 52 sélections. Comment te sens-tu aujourd’hui au sein de l’équipe de France ?
Je suis détendue et je joue mieux. Au début c’était compliqué  de trouver ma place car je ne suis pas du genre à m’imposer. Cela s’est fait tranquillement avec Siraba Dembélé et les anciennes.

Siraba est à la fois ta capitaine et ta concurrente au poste d’ailière gauche. Quel type de relation entretenez-vous ?
J’ai beaucoup de respect pour Sira. Je me souviens que lorsque je suis arrivée en équipe de France, elle est venue vers moi en me disant : « maintenant tu es dans le groupe et tu as le niveau. Je suis là pour t’aider. » En la voyant évoluer et en la côtoyant, le respect que j’ai pour elle s’est amplifié, tant pour la joueuse que pour la personne. Par exemple à l’entraînement, elle est tout le temps à fond et elle est toujours prête à rendre service. Elle est exemplaire. Avec Sira, il n’y a pas un rapport de concurrence. Nous formons un binôme, à l’instar d’Amandine Leynaud et de Laura Glauser. Nous sommes deux joueuses hyper différentes et lorsque le coach fait le changement, j’essaie alors d’apporter autre chose.

Pourquoi as-tu choisi de t’engager avec le club allemand du Thüringer HC ?

Je quittais Fleury, mon club formateur, et je voulais m’engager dans un projet différent. L’objectif était de me mettre en danger. C’est à la fois un défi sportif et un défi social car je suis la seule joueuse française. J’ai amélioré mon anglais et j’ai découvert de très belles personnes ici.

Alors pourquoi as-tu choisi de revenir en France dès la saison prochaine, sous les couleurs du Metz HB ?
Au niveau du Handball, je prends beaucoup de plaisir en Bundesliga et en Ligue des Champions. J’ai envisagé de rester mais j’ai le sentiment que je ne vais pas progresser sur le long terme. Ce n’est pas la destination qui compte. Je suis motivée à l’idée de  progresser et mes critères sont la qualité de la structure, une équipe jeune et ambitieuse, et un entraîneur de qualité. Metz est en progression et s’inscrit dans une nouvelle dynamique : ça me plait. Manu Mayonnade m’a tout expliqué : il a été très précis dans ses attentes et dans quels secteurs, ainsi que sur le rôle que j’aurai.

Dans quel registre espères-tu progresser encore ?

J’ai toujours jouer ailière et j’adore choper la balle en course ou prendre un décalage avant de me présenter face à la gardienne Je vise une concentration totale sur mon saut, c’est mon point fort, car cela me permet d’ouvrir mon angle pour faire quelque chose de bien. J’adore tirer en haut, c’est mon tir préférentiel mais justement je dois varier mes impacts. Ma marge de progression se situe là : j’en ai parlé avec Manu Mayonnade et Olivier Krumbholz.

Justement pendant l’Euro en Suède, Olivier faisait remarquer que tu avais modifié ton échauffement…

Lors des 6 derniers mois, j’ai eu le sentiment d’apprendre à mieux me connaître en tant que joueuse, de quoi j’ai besoin. Je suis plutôt une joueuse qui monte en puissance. Sur la fin de l’échauffement, j’ai besoin de beaucoup d’intensité pour avoir un maximum d’intensité dès les premières minutes.