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Entretien du lundi - Jannela Blonbou et Orlane Kanor : « Y être c’est bien, y rester c’est mieux »

Jannela Blonbou (19 ans) et Orlane Kanor (20 ans) sont les benjamines de la sélection présente en Allemagne. Les jeunes femmes ont grandi en Guadeloupe et ont évolué toutes les deux dans le club de Zayen à Basse-Terre. Elles nous livrent leurs premières sensations au sein de l’équipe de France A.

Comment as-tu appris que tu étais convoquée avec les A et qu’as tu ressenti ?
Jannela Blonbou :
mon entraîneur à Nice m’avait dit qu’Olivier Krumbholz était rentré en contact avec lui. Olivier m’a ensuite appelé pour m’expliquer qu’il me prenait dans le groupe. Il m’a d’abord parlé du Tournoi Razel-Bec. J’étais vraiment intriguée et je voulais vraiment savoir ce qu’il allait me dire.
Orlane Kanor : Nous étions dans l’aéroport d’Amsterdam afin de nous rendre au Monténégro pour un match de Ligue des Champions avec Metz HB. Manon est venue me dire « félicitations ! Regarde tes mails. » Puis dans le bus qui nous conduisait vers l’avion, Béatrice Edwige et Grace Zaadi ont lancé les applaudissements et voilà…

Quelle est la personne la plus fière dans ton entourage ?
Jannela Blonbou :
ma maman.
Orlane Kanor : mon papa surtout, ensuite ma maman puis ma sœur Laura bien sûr.

Que t’ont dit les dirigeants et l’encadrement de ton club ?
Jannela Blonbou :
ils m’ont dit que c’était une expérience supplémentaire et que je devais en prendre le positif.
Orlane Kanor : Manu Mayonnade était très content de ma sélection, il m’a félicité. Puis au début du stage il m’a envoyé un message pour me souhaiter de faire une belle compétition. Thierry Weizman m’a aussi envoyé un message en me disant « prend du plaisir ».

Le fait de rejoindre un groupe où plusieurs de tes coéquipières font déjà partie du collectif facilite t’il ton intégration ?
Jannela Blonbou :
c’est certain mais je connaissais déjà quelques joueuses. Bon, en fait quand j’ai découvert la liste, j’ai regardé les âges avec des filles nées en 89… Puis j’ai vu une petite 97 dans la liste… C’était Orlane ! (rires).
Orlane Kanor : il y a des Messines qui sont des joueuses emblématiques de l’équipe de France. Sans leur présence, cela aurait été plus délicat. Avec la présence de Jannela, j’avais tout de même une base.

Quels sont les conseils ou les petits trucs qu’ils t’ont glissé à l’oreille ?
Jannela Blonbou :
nous avons surtout été briefées sur la caisse noire.
Orlane Kanor : il n’y pas eu de conseils concernant la vie dans le groupe, à part ne pas arriver en retard, sinon on paie. C’est tout.

Quelle image retiendras-tu de cette semaine ?
Jannela Blonbou :
L’esprit de cette équipe m’a marqué. Les filles sont extraordinaires et s’apprécient beaucoup entre elles.
Orlane Kanor : c’est exactement cela.

Comment faire pour ne pas être top intimidée au milieu de joueuses qui ont gagné des médailles internationales ?
Jannela Blonbou :
je les vois comme des partenaires avec lesquelles je vais évoluer pendant une préparation et une compétition. J’en profite pour leur poser des questions afin de devenir aussi performante.
Orlane Kanor : elles nous prennent sous leurs ailes. On ne pense pas à cela quand on joue. Lorsque je suis au côté d’Alexandra Lacrabère, j’essaie de profiter de son expérience et de son vécu.

Vous êtes toutes les deux originaires de la Guadeloupe, est-ce une fierté supplémentaire de vous retrouver ensemble en sélection ?
Jannela Blonbou :
Oui c’est impressionnant et on profite. On s’en rendra sûrement compte plus tard. C’est une fierté car nous venons de 8000 km, ce n’est pas anodin. Nous avons quitté le cocon familial pour tenter une aventure. Être ici, c’est extraordinaire. Y être c’est bien, y rester c’est mieux. Il y a encore du chemin.
Orlane Kanor : C’est impressionnant et super, on ne s’y attendait pas. C’est une fierté pour nous et pour la Guadeloupe. Nous sommes fières de ce que nous avons accompli.

En participant à ce championnat du monde, mesures-tu mieux les progrès à accomplir pour exceller à ce niveau ?
Jannela Blonbou :
toutes les meilleures joueuses de la planète sont présentes. L’univers de la A, c’est vraiment un autre monde. Les joueuses sont professionnelles et l’investissement, même dans le mode de vie, est vraiment différent.
Orlane Kanor : on voit clairement la différence. Les filles connaissent leur métier et travaillent en ce sens.