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ENTRETIEN DU LUNDI - Gnonsiane Niombla : « Au bout de trois jours je voulais rentrer en France. »

Sacrée championne de Roumanie dès sa première saison avec le CSM Bucarest, Gnonsiane Niombla, en compagnie de Camille Ayglon-Saurina, a disputé ce week-end le Final Four de la Ligue des Champions. Les vice-championnes olympiques ont décroché la 3e place tandis qu’Alexandra Lacrabère et Amandine Leynaud, avec le Vardar Skopje, ont échoué d’un rien en finale face à Györ (31-30 ap). Gnonsiane Niombla exprime son soulagement après une saison compliquée.

Au lendemain de votre victoire 26-20 face à Buducnost, quel est ton sentiment ?
Cette 3e place a une vraie saveur car elle nous permet de terminer sur une note positive cette Ligue des Champions. C’est un bon bilan même si on peut vraiment regretter d’avoir livré un non match samedi en demies face au Vardar.

Avec 8 buts marqués tu as terminé meilleure buteuse de cette demie…

Franchement je m’en fiche même si cela prouve que je ne suis pas morte. Sur cette demie, nous n’étions pas connectées toutes ensemble. C’est vraiment dommage d’avoir connu un véritable black-out.

Après votre victoire pour la 3e place, tu as assisté à un grand moment de sport. Étais-tu simple spectatrice ou supportrice de la finale ?
Je suis pro-française à 100 % alors j’ai encouragé Alex et Doudou jusqu’au bout. Je les ai vues dès la fin du match et j’étais très déçue pour elles. Elles ont livré un bon match mais c’était difficile d’autant que Györ évoluait à domicile avec le soutien de plus de 10000 supporters. L’équipe de Györ n’a pas volé sa victoire ; son succès est mérité après une belle campagne.

Il s’agissait de ta première participation au Final Four. Quel regard portes-tu sur la Ligue des Champions ?
C’est un ton en dessous des J.O. car l’olympisme c’est vraiment une autre dimension. En revanche, c’est plus fort qu’un championnat d’Europe. Dans ce Final Four, il  y a un tel condensé de talents. Tout au long de cette campagne européenne, nous avons joué face à des équipes vraiment solides.

Championne de Roumanie et 3e de la Ligue des Champions, pour une saison compliquée, c’est plutôt pas mal, non ?

Cette saison s’est passée sans trop de dommages mais qu’elle fût longue ! Au bout de trois jours à Bucarest, je n’avais qu’une envie : rentrer à la maison. Je ne sais pas comment j’ai tenu le coup car la saison a été violente. Maintenant, j’apprécie la qualité de la vie à Bucarest qui vibre pour le Handball. Nos supporters nous ont encore largement soutenues hier après-midi pour la 3e place.

Violente ?

L’arrivée en Roumanie a été un vrai choc, quasiment au lendemain de la médaille olympique. Il a fallu se faire sa place dans l’équipe avec des coéquipières qui sont aussi des ennemies d’un jour. Heureusement, il y avait Camille Ayglon-Saurina et Alex (son copain) qui est venu rapidement me retrouver. J’ai ressenti une sorte de lassitude pendant toute la saison et je ressentais le besoin de revenir en France. C’était sûrement le contrecoup de la préparation et des J.O.

La concurrence dans un tel club est normale, non ?

Oui bien sûr. À Bucarest, c’est la crème de la crème et chacun se bat pour son temps de jeu. Ici le Handball dispose d’un rayonnement important et il est tentant de soigner ses propres stats pour briller. D’autant, et c’est assez étonnant, que les journaux indiquent seulement le nombre de buts et pas le nombre de tentatives !

As-tu le sentiment d’avoir progressé ?

Tactiquement et à titre individuel. Je crois que je fais moins de bêtises. Je prends peut-être moins d’initiatives mais quand j’en prends, je m’y tiens ! J’ai relevé le défi et je me sens plus forte, plus endurcie.

Tu as prolongé ton engagement avec le CSM Bucarest (1+1) mais as-tu envisagé de revenir en LFH ?
Cela m’a traversé l’esprit mais aucune discussion n’a été entamée. Un Handball d’une telle intensité, je ne l’aurais pas forcément à la maison, donc j’ai souhaité rester en Roumanie.

La fin imminente de la saison est synonyme de retour en France. Tu dois être impatiente ?
Le retour est programmé dans deux semaines. En fait, j’ai vraiment besoin de me régénérer, de souffler. Mes difficultés en matière de récupération n’ont pas vraiment changé. Je suis convoquée pour les matches avec l’équipe de France, du 14 au 18 juin en Norvège. J’ai dû mal à me projeter à refaire ma valise au milieu des vacances.