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Entretien du Lundi - Blandine Dancette : « je me sens plus forte »

Blessée lors du tournoi olympique, Blandine Dancette a connu une saison blanche consacrée à sa rééducation. Presque un an jour pour jour après son opération du genou droit, l’ailière droite effectue son retour en équipe de France pour la double confrontation face au Brésil, vendredi à Brest et dimanche au Tremblay-en-France.

Comment as-tu géré cette longue année ?
Le chirurgien m’avait bien expliqué les différentes étapes et il m’avait annoncé une reprise après 9 mois. Je savais que je ne serai pas opérationnelle de toute la saison. J’ai pu finalement reprendre avec deux mois d’avance ; donc je n’ai pas du tout mal vécu cette période.

En quoi consistait cette opération ?

Depuis juin 2009, je jouais, sans aucune douleur, avec une rupture du ligament croisé postérieur. Mais pendant les Jeux olympiques de Rio, le ménisque s’est désinséré et j’avais un jeu de 17 mm dans le genou droit. À mon retour du Brésil, l’arthroscopie a révélé la nécessité d’opérer. Le Docteur Graveleau, qui officie à la clinique des sports de Mérignac, a procédé à l’intervention le 21 septembre 2016, à savoir une ligamentoplastie du croisé postérieur et une suture du ménisque.

Quelles ont été les principales étapes de la rééducation ?

Lors du premier mois je ne pouvais pas prendre appui au sol. J’étais à Capbreton et je me déplaçais avec des béquilles. J’ai commencé à travailler pour me muscler et procéder à des premiers exercices comme « l’écrase coussin ». Fin octobre, j’ai repris la marche sans les béquilles et j’ai débuté la rééducation : j’avais retrouvé l’extension complète du genou mais pas la flexion. Ensuite, j’ai travaillé en piscine, à l’ADAPT de Chatillon. Pour la reprise de course et des appuis, fin janvier, je suis retourné à Capbreton. Ce travail s’est prolongé pendant deux mois à l’Insep.

À quel moment es-tu redevenue une joueuse de Handball ?

J’ai fait mon retour sur le terrain au début du mois de mai, avec l’équipe 2 de Chambray-Lès-Tours. J’ai pu effectuer une reprise normale le 17 juillet avec mes nouvelles coéquipières du Nantes LA.

Avec un brin d’impertinence, on pourrait dire que cette blessure n’est pas si mal tombée avec le Mondial 2017. Tu as pu profiter pleinement de l’événement…
Et bien pas du tout car lors du mois de janvier j’étais à Capbreton. J’étais la marraine des Nationales du Handensemble mais je suis aussitôt repartie sans voir le moindre match. J’ai suivi les matches sur beIN SPORTS depuis le CERS de Capbreton. J’avais évidemment suivi l’Euro féminin assidûment et j’ai continué à regarder, avec un œil différent, les matches de LFH en direct ou grâce à la plateforme qui permet de revoir les matches. Pendant tous ces mois, je me suis imprégnée de Handball car c’est avant tout une passion.

Avec du recul, le souvenir de Rio est-il amer ou joyeux ?

Sur le coup, à Rio, j’étais vraiment dépitée car j’avais envie d’apporter au groupe. Nous étions toutes parties dans l’idée de réaliser quelque chose et mon rêve s’est écroulé. Je n’ai pas voulu rentrer en France avant la fin des Jeux d’autant plus qu’on ne pensait pas que la blessure était si grave. J’ai ainsi pu vivre toute l’aventure avec le groupe et c’était génial. Cette blessure fait partie de mon parcours et elle est rangée au rayon des souvenirs.

Avec son concept de résilience, le psychanalyste Boris Cyrulnik, estime qu’après un accident, un choc ou un bouleversement important, on revient plus fort. Qu’en penses-tu ?
Je suis vraiment d’accord avec ça. Ces douze derniers mois m’ont permis d’apprendre beaucoup psychologiquement, en tant que sportive et dans ma vie de femme. J’ai beaucoup appris à différents niveaux. Je ne sais pas de quoi sera fait l’avenir mais je suis remontée à bloc avec la volonté d’être meilleure qu’auparavant.

Et comment as-tu accueilli cette convocation en équipe de France ?

Lorsque j’ai reçu la convocation, j’étais hyper contente. J’ai beaucoup travaillé pour revenir sur le terrain et retrouver mon meilleur niveau. Cette semaine de stage sera ponctuée de 2 matches amicaux et je pense qu’Olivier Krumbholz a souhaité me voir à l’entraînement pour se faire sa propre idée.

Qu’as-tu pensé au moment de l’attribution des Jeux Olympiques de Paris 2024 ?

Je suis vraiment très heureuse que la France ait obtenu les J.O. mais sincèrement je n’ai pas pensé à moi car je serai trop âgée (37 ans). Ma carrière n’ira pas aussi loin mais je le répète, c’est formidable de recevoir les J.O.

Tout de même, te projettes-tu jusqu’à l’EHF EURO 2018 en France ?

Oui bien sûr je vois jusque là ! Disputer cette compétition constitue forcément un objectif majeur : faire partie des dix-huit joueuses sélectionnées. Participer à un tel événement à domicile, ce serait fantastique.

Ton retour en équipe de France correspond à celui d’Olivier Krumbholz à la tête de la sélection. Comment la dynamique du groupe s’est elle à nouveau installée ? As-tu retrouvé un sélectionneur différent ?
Pendant cette période de break, Olivier a en effet dû prendre du recul. Il a pu observer certaines choses et il est peut-être revenu un peu différent. Avec le groupe, tout s'est très bien passé assez rapidement car tout le monde était tourné vers le même objectif : faire une médaille aux J.O. L'ambiance au sein du groupe est très bonne entre les joueuses et avec le staff. L'apport d'un préparateur mental (Richard Ouvrard) se révèle précieux. Il y a beaucoup d'écoute et d'échanges, ainsi les conditions sont réunies pour performer.