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Entretien du Lundi - Amandine Leynaud : « les plus beaux du monde »

Maman de jumeaux nés il y a exactement 2 mois, Amandine rayonne de bonheur au moment de retrouver l’équipe de France. La gardienne du Vardar Skopje rejoindra en effet bientôt les Bleues avec l'ambition de briller sur le Mondial en Allemagne (1er au 17 décembre), en passant par le tournoi Razel-Bec du 24 au 26 novembre.

Après avoir répondu à nos questions, Amandine Leynaud disputait un match de Ligue des Champions face à Larvik : regardez cette double parade exceptionnelle.


Doudou, pourquoi as-tu manqué le dernier rassemblement et les deux matches face au Brésil ?

Tout simplement parce que je suis devenue maman le 6 septembre dernier. Ma femme a accouché de jumeaux (une fille, Mila, et un garçon, Marcel) et ils sont les plus beaux du monde (rires). Ils sont arrivés avec deux mois d’avance et ils sont restés un mois en soins intensifs. Ce fut une période difficile pendant laquelle nous avons eu des craintes. Tout va bien maintenant et nous sommes réunis tous les quatre à la maison, à Skopje.

Comment as-tu concilié cette période délicate avec ta carrière professionnelle ?
J’ai manqué un seul entraînement car le 6 septembre, une seule séance était au programme ! J’ai fait évidemment beaucoup d’aller-retour à l’hôpital dans lequel les enfants ont été pris en charge par une équipe formidable. Un mois dans cette configuration, c’était très long et en même temps nous avons appris à devenir parents.

Forcément l’arrivée d’un enfant, et pour toi des jumeaux, bouleverse le quotidien…
Oui bien sûr mais cela répondait à un désir très profond. J’ai la chance de partager ma vie avec quelqu’un de formidable qui me permet de pouvoir me concentrer sur le sport. C’est elle qui assure pendant la nuit ! Et quand je rentre à la maison, retrouver les enfants permet de s’évader un peu plus et cela me donne encore plus envie de jouer au Handball.

Jusqu’à te rendre plus forte encore sur le terrain ?
Je pense que cela peut être un leitmotiv d’avoir une vie à côté. L’impression de devoir encore un peu plus assurer et d’être meilleure pour les enfants. Je crois que c’est un sentiment identique pour tous les parents. La façon dont ils sont arrivés donne encore plus de valeur à ce que nous construisons. Si le Handball reste l’une de mes priorités, leur existence permet de relativiser.

Au même moment, pour la double opposition face au Brésil, ta partenaire Laura Glauser annonçait sa grossesse ?
Oui, Laura a été absente aussi à ce moment-là. C’était un moment  pas  vraiment facile pour elle car elle devait l’annoncer. J’étais forcément au courant de son désir de maternité et je suis très heureuse pour elle.

Appréhendes-tu cette période internationale où tu seras séparée de tes petits ?
Ils vont me manquer, c’est certain, mais j’en ai beaucoup parlé avec ma femme. Ce n’était pas possible de manquer cette compétition car j’ai toujours envie de jouer pour l’équipe de France. Nous avons sollicité l’aide de nos familles. Je me suis préparée à cette séparation.

Te projettes-tu jusqu’à Tokyo, pour les J.O. de 2020 ?
Je me projette d'abord sur l’Euro 2018. J’ai vécu le Mondial 2007 en France, c’était ma première compétition avec les Bleues, et j’en garde un souvenir inoubliable. Je serai heureuse de m’arrêter à l’issue de l’Euro 2018. Comme je l’ai déjà dit à Rio, c’était pour moi les derniers J.O.. Ensuite, cela dépendra de mon état physique et de ma motivation. Voilà, en réalité je n’ai pas envie de me poser la question et de me projeter aussi loin.

Et ton engagement avec le Vardar Skopje ?

Je suis en contrat avec ce club encore pour deux années, jusqu’à la fin de la saison 2018-2019. J’ai prolongé avec le Vardar car je crois que nous avons toujours la capacité de gagner la Ligue des Champions et cela me tient à cœur. Évoluer dans un grand club professionnel jusqu’à l’Euro en France, c’est la garantie de me préparer et de jouer dans les meilleures conditions. Nous sommes invaincues depuis le début de la saison, en Ligue des Balkans et en Ligue des Champions.

Après les médailles aux J.O et à l’Euro en 2016, crois-tu possible de réaliser la passe de trois en Allemagne ?
Oui et c’est pour cela que j’ai la ferme envie d’aller en équipe de France. Si nous travaillons, si nous sommes sérieuses, sans pression, je crois que monter sur le podium est très envisageable.

Après 10 années en équipe de France, comment expliques-tu la capacité de ce groupe à répéter des performances ?
Nous savions que nous avions des capacités et la médaille à Rio nous a confortées. C’est pourquoi nous avons pu rééditer une performance à l’Euro. Quand tu commences à remporter des médailles, il faut travailler encore plus car tu deviens l’équipe à battre. L’association des joueuses d’expérience avec des plus jeunes, je pense notamment à Estelle Nze-Minko qui a réalisé un formidable Euro, a permis d’atteindre ce niveau de performances.

As-tu suivi l’été dernier les parcours des équipes de France jeunes filles ?
Cela m’a fait plaisir de voir que les générations qui arrivent sont plus performantes. Auparavant, c’était parfois difficile de compter sur la relève. Les jeunes garçons attirent beaucoup de médailles et je trouve ça vraiment cool que les jeunes filles réussissent à leur tour. En France, on sait jouer au Handball et je crois que la relève est assurée.