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Alexandra Lacrabère tout sourire

La ligne de statistiques d’Alexandra Lacrabère est on ne peut plus lisible. La Béarnaise a inscrit 20 buts lors de ses 200 minutes jouées depuis le début de l’Euro. Désormais meilleure buteuse française à l’Euro (87 buts), Alex arbore un sourire permanent depuis les Jeux Olympiques où elle empile les récompenses et les records.

Début à l’Euro 2006 en Suède…
En quatre Euros disputés (2002 à 2006), Stéphanie Cano avait planté 81 buts : l’ancienne capitaine de l’équipe de France a vu Alexandra Lacrabère la dépasser lors du match face à l’Espagne samedi dernier. Aves 87 buts au compteur, elle est bien partie pour porter ce record au delà des 100 réalisations, peut-être dès cette semaine en Suède ou dans 2 ans en France. En 2006, déjà en Suède, Alexandra était appelée pour la première fois en sélection. Une première compétition majeure et une première médaille internationale. « C’est un Euro que j’ai vécu à la cool, sourit la Paloise. Je n’aurais pas dû y aller mais Olivier Krumbholz m’avait appelé 2-3 jours avant : « tu es prête ? Tu fais ton sac, je t’emmène à l’Euro. » J’avais 19 ans et j’étais comme une dingue. Je me souviens très bien du premier match face aux Danoises. La France n’était pas favorite mais avec notre défense nous les avions mises plus bas que terre. » L’arrière droite étrenne ce jour là - le 7 décembre 2006 - sa première cape et sera aussi alignée sur deux autres matches, face à la Croatie et aux Pays-Bas. « Je me souviens que la médaille était vraiment trop bizarre, avec un trou au milieu. En plus, c’était la même pour les trois équipes », se remémore celle qui a rejoint les rangs du Vardar Skopje en début de saison.

Rayonnante
Pendant les Jeux Olympiques, Alex affichait sur le terrain un large sourire. En Suède, même si ses performances ne l’ont pas toujours satisfaite, elle transmet à ses coéquipières son plaisir et sa confiance. « Ce n’est pas la méthode Coué. Je suis moi-même et je cherche à prendre plaisir. Sur le début de la compétition à Kristianstad, je n’avais pas retrouvé cet état d’esprit. Bizarrement face à l’Espagne, j‘ai toujours bien senti ce match là. Je disais aux filles de ne pas s’inquiéter. Cette rage que nous avions aux J.O., je l’ai retrouvée dans le regard des filles. » Son statut d’ancienne, celle qui a été élue meilleure arrière droite des J.O., lui confère la possibilité de s’exprimer sûrement bien plus qu’il y a dix ans. « Je sais qu’en début de compétition je n’étais pas à mon niveau, notamment sur la 2e période face aux Pays-Bas. Je me suis excusée auprès des filles. Cela a peut-être fonctionné comme un déclic. La force de cette équipe est de ne jamais tourner le dos. Si Face à l’Espagne, Allison a su rebondir aussi, c’est que nous avons la confiance des joueuses et du staff. » Et d’argumenter : « Il faut accepter de ne pas être bonne. On a le droit de passer à côté des matches mais le plus important est de réfléchir aux petits détails, de s’imaginer des actions positives. » Un travail mental effectué avec Richard Ouvrard venu renforcer le staff au début de l’été. « Il faut du temps pour que ce travail se mette en place. Cela fonctionne depuis les J.O. et cela continue », apprécie celle qui complète les 6 faces du Rubik's Cube en quelques dizaines de secondes.

Insaisissable

La jeune femme de 29 ans est insaisissable. Les bras ornés de tatouage, cette hyper sensible est devenue une joueuse mature qui se joue des adversaires, tout en maîtrise. Avec son éventail complet, elle fait briller son n°64 à tous les coins du terrain. Elle sait bien qu’elle est une joueuse atypique, capable de déstabiliser à elle seule une défense. « À voir ou à entendre parfois l’agacement de mes adversaires, je prends plaisir à faire la nique aux adversaires. Je ne suis pas seulement une tireuse ou une passeuse. Cet éventail, je le tiens de ma formation et d’Éric Baradat. C’est grâce à lui si je suis là. » L’arrière, autrefois demi-centre, a complété son registre avec un précieux travail défensif. « J’ai bien progressé et je prends du plaisir. J’arrive mieux à comprendre ce que les adversaires vont réaliser afin de les faire déjouer », livre la Béarnaise avec son verbe chantant. Du plaisir, on en redemande « au moinsse » jusqu’à dimanche.